Les aides au maintien à domicile
-> La politique de maintien à domicile
Elle a été réellement développée
depuis le rapport LAROQUE réalisé par la commission d'étude
des problèmes de la vieillesse en 1962 et dont les conclusions restent
toujours d'actualité. Il met en lumière les avantages du maintien
à domicile des personnes âgées tant au niveau économique
et social qu'au niveau sanitaire.
Grâce aux efforts déployés 92 % des personnes
âgées vivent aujourd'hui à domicile.
L'âge moyen d'entrée en maison de retraite se situe au-delà
de 80 ans.
µ Dans plus de la moitié des cas, les personnes âgées
vivent en couple.
Parmi les personnes seules, les femmes sont très nombreuses car elles
survivent le plus souvent à leur conjoint.
La surmortalité masculine, donnée fondamentale du vieillissement
différentiel est maximale entre 30 et 60 ans du fait des accidents, de
l'alcoolisme, des maladies cardiovasculaires et du cancer. Le veuvage touche
81 % des femmes de plus de 85 ans.
Il s'accompagne de difficultés liées à l'isolement et aux
problèmes économiques dus à la faiblesse des pensions de
reversion. Dans ces conditions les services de maintien à domicile sont
indispensables dès lors que surviendra la perte d'autonomie.
Les services de maintien à domicile et les alternatives
à l'hospitalisation
Les services de soutien social à domicile permettent
de rompre l'isolement et de favoriser l' adaptation sociale des personnes âgées
valides et peu dépendantes.
Ils ont un rôle préventif du vieillissement pathologique.
Ils sont souvent gérés par les municipalités :
Clubs de retraités, foyers restaurants, associations
3ème âge (sport,université, voyages)
service social, portage de repas,
aide ménagère : demande faite par la personne,
en moyenne 30 h/mois, financement par les caisses de retraite ou aide sociale,
coût horaire fonction des revenus. Elle assure les petits travaux : courses,
ménage, préparation des repas...
Les services de prise en charge médicale à
domicile :
Ils permettent de garder les personnes âgées handicapées
ou dépendantes au domicile.
Ils ont un rôle dans la prévention de l'institutionnalisation et
des hospitalisations dont ils assurent le relai en réduisant la durée
de séjour :
Soins à domicile (SAD) : équipe
constituée d'infirmières, dont une coordinatrice, et d'aides soignantes.
Elles réalisent des soins infirmiers et d'hygiène générale.
La prise en charge est de 30 jours renouvelables par le médecin conseil.
Le forfait soins est à la charge de la sécurité sociale
(140 Frs /j en 1992).
Garde à domicile ou auxilliaire de vie : tierce
personne assurant une aide pour les actes essentiels de la vie courante le jour
et/ou la nuit. Peut intervenir à domicile, ou en foyer-logement et maison
de retraite. Le financement est assuré par une allocation compensatrice
(COTOREP) et une participation variable en fonction des revenus.
Hospitalisation à domicile (HAD) : Non
spécifique aux personnes âgées. Permet d'écourter
l'hospitalisation et de prendre en charge des pathologies lourdes. L'équipe
est composée d'infirmières, d'aides-soignantes, de kinésithérapeutes.
L'indication d'HAD revient au médecin hospitalier après accord
du médecin traitant et éventuellement du médecin conseil
de la Sécurité sociale. Le forfait journalier est de l'ordre de
500 à 600 frs par jour en 1992.
Hospitalisation de jour gériatrique HJ : Cette
structure hospitalière prend en charge des examens complémentaires
(bilan de démence....), des traitements lourds (chimiothérapie),
un programme de réeducation (fractures, accident vasculaire cérébral),
un suivi au long cours en association avec le médecin traitant. Le coût
est sensiblement le même qu'en moyen séjour.
Secteur psychiatrique (consultations) et Séjour
temporaire (soutien de famille).